Les bénéfices sont distribués en fin d'exercice social aux associés en proportion de leur nombre de parts sociales dans le capital (généralement, en fin d'année, mais pas obligatoirement. Selon le souhait des associés, et la date à laquelle la société a été créée, la période de 12 mois peut se terminer en tout autre moment de l'année civile).
- Lorsque les associés sont des personnes morales (sociétés), les bénéfices issus de la SCI entrent dans bénéfice imposables de ladite société.
- Lorsque les associés sont des personnes physiques, les bénéfices reçus sont imposés dans la catégorie des revenus de capitaux immobiliers.
Ils bénéficient d'un abattement (réfraction) de 40 % applicable sans limitation sur le montant des dividendes (Code Général des Impôts, art. 158-3-2°) auquel s'ajoute un abattement fixe annuel de 1.525 euros (pour les personnes seuls ou de 3.050 euros (pour les couples soumis à l'imposition commune, après imputation de l'abattement de 40 %. Ces derniers chiffres étant susceptibles d'être modifiés prochainement, nous vous conseillons d'en demander confirmation en cas de nécessité, auprès du service des impôts auquel vous êtes rattaché.
Une société civile immobilière, pour ne pas être considérée comme faisant acte de commerce, doit louer ses locaux vides, c'est à dire, non meublé. C'est une obligation. Dans le cas contraire, elle serait considérée comme accomplissant des activités commerciales, au même titre que les hôtels par exemple. Toutefois, l'administration fiscale tolère une marge. Si la SCI doit louer un appartement ou un bureau meublé, la recette provenant de cette location ne doit pas dépasser 10 % du chiffre d'affaires annuel de la société. Prenons un exemple. La société réalise un chiffre d'affaires, par la location de ses logements vides, de 120.000 euros. Elle peut sans aucun risque fiscal, louer une partie de ses biens en meublé pour une somme ne pouvant dépasser 12.000 euros/an (soit l'équivalent d'un loyer annuel de 1.000 euros)
La S.C.I est obligatoirement soumise à la
T.V.A dans les cas suivants, lors de :
1°- la location à usage professionnelle de locaux aménagés,
2°- la location en meublés,
3°- la location à usage commerciale lorsque le bailleur participe
aux résultats de l’entreprise,
4°- la location d’emplacements de stationnement de véhicules,
5°- pour les immeubles construits par la S.C.I si l’immeuble n’est
pas destiné à l’habitation principale pour les trois
quart de sa superficie.
Dans la plupart des autres cas, en principe, elle n’est pas soumise
à la T.V.A sauf pour les locations consenties à des personnes
elles-mêmes assujetties à la T.V.A. ou sur option. Cette
option est prise pour une durée d’un minimum de dix ans,
par déclaration effectuée par écrit au centre des
impôts dont relève la S.C.I, et s’exerce immeuble
par immeuble. En conséquence, la Société Civile
Immobilière peut opter pour la T.V.A sur un immeuble ou un bien
immobilier, et pas sur l’autre. L’assujettissement
à la T.V.A dispense de payer le droit au bail.
Par ailleurs, la récupération de cette T.V.A due au titre
de l’achat ou de la construction est limitée, et ne peut être
déduite que d’une fraction, lorsque le montant annuel des
recettes provenant de la location des immeubles en question est inférieure
à 1/15ème par an, de la valeur de ces mêmes biens,
ce qui limite souvent l’intérêt de l’option
de l’assujettissement
à la T.V.A (qui par ailleurs, nécessite la tenue d’une
comptabilité stricte).
Si la société de personnes ou tout groupement assimilé
dont ils sont membres a son siège en France et a la qualité
de résident de France au sens des conventions fiscales conclues
par la France, les associés personnes physiques non résidents
ne peuvent pas être assujettis au prélèvement de 50
% ou du tiers sur les profits réalisés par la société
et résultant respectivement des opérations de marchands de
biens et de lotissements (CGI art. 244 bis) ou de cessions d'immeubles,
de droits immobiliers et de titres de sociétés à prépondérance
immobilière (CGI art. 244 bis A).
Dans cette situation, c'est la société de personnes ou le
groupement qui réalise les profits ou les plus-values et les associés
sont alors imposables dans les conditions de droit commun, à l'IR
ou à l'IS, à raison de la quote-part des résultats
de la société ou du groupement correspondant à leurs
droits.
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TVA. Si l’immeuble n’est pas destiné à l’habitation principale pour les trois quart de sa superficie, la SCI devient obligatoirement soumise à la Taxe sur la Valeur Ajoutée, de même si les locaux dont elle est propriétaire sont destinés à la location à usage commercial ou professionnel, concerne la location de places de parking, ou encore, la location en meublé représentant plus de 10 % de son chiffre d'affaires.