INFOS
FISCALES FREQUEMMENT POSEES
• Amortissement des immeubles dans une SCI.
Notre article vous apporte
toutes les précisions à ce
propos. Lire en cliquant ICI
•
T.V.A de la Société Civile Immobilière (S.C.I).
La S.C.I est obligatoirement soumise à la
T.V.A dans les cas suivants, lors de :
---- la location à usage professionnelle de locaux aménagés,
---- la location en meublés,
---- la location à usage commerciale lorsque le bailleur participe
aux résultats de l’entreprise,
---- la location d’emplacements de stationnement de véhicules,
---- pour les immeubles construits par la S.C.I si l’immeuble n’est
pas destiné à l’habitation principale pour les trois
quart de sa superficie.
Dans la plupart des autres cas, en principe, elle n’est pas soumise
à la T.V.A sauf pour les locations consenties à des personnes
elles-mêmes assujetties à la T.V.A. ou sur option. Cette
option est prise pour une durée d’un minimum de dix ans,
par déclaration effectuée par écrit au centre des
impôts dont relève la S.C.I, et s’exerce immeuble
par immeuble. En conséquence, la Société Civile
Immobilière peut opter pour la T.V.A sur un immeuble ou un bien
immobilier, et pas sur l’autre. L’assujettissement
à la T.V.A dispense de payer le droit au bail.
Par ailleurs, la récupération de cette T.V.A due au titre
de l’achat ou de la construction est limitée, et ne peut être
déduite que d’une fraction, lorsque le montant annuel des
recettes provenant de la location des immeubles en question est inférieure
à 1/15ème par an, de la valeur de ces mêmes biens,
ce qui limite souvent l’intérêt de l’option
de l’assujesttissement
à la T.V.A (qui par ailleurs, nécessite la tenue d’une
comptabilité stricte).
•
SCI : Echapper à la taxe annuelle de 3 %.
Les Sociétés Civiles immobilières sont, depuis
le 1er janvier 1993, assujetties à une taxe annuelle de 3 % sur
la valeur vénale des immeubles qu'elle possède (art. 990
D et s. du Code Général des Impôts). Néanmoins,
cette taxe n'est pas à payer si la S.C.I remplie l'une des trois
conditions suivantes :
1°- Si la SCI dépose annuellement avant le 15 mai de chaque
année
à l'administration fiscale une déclaration n°2746 précisant
le lieu de situation des immeubles détenus par la SCI, leur consistance
et leur valeur au 1er janvier, ainsi que l'identité de leurs associés
et le nombre de parts détenues par chacun.
2°- Si SCI prend l'engagement de communiquer à l'administration,
sur sa demande, certaines informations concernant l'immeuble et les associés.
Cet engagement doit être pris dans les deux mois suivant la date
d'acquisition de l'immeuble. Pour les immeubles possédés
au 1er janvier 1993, cet engagement a pu être souscrit jusqu'au 31
mars 1994.
3°- Si la SCI dépose annuellement la déclaration n°
2072, elle est dispensée du dépôt de la déclaration
n° 2746 ou de prendre l'engagement ci-dessus.
•
Dans quelles conditions une société civile immobilière
(SCI) de gestion peut-elle opter à la TVA pour l'assujettissement
de ses loyers ?
Rappelons tout d'abord qu'un assujetti à la TVA est une personne
qui exerce une activité entrant dans le champ d'application de la
TVA même s'il en est exonéré. Ainsi un médecin
est-il assujetti à la TVA même s'il en est exonéré
par le code général des impôts.
1- Toutes les SCI ne peuvent opter à la TVA.
En effet, si votre SCI donne en location des locaux meublés à
usage professionnel, elle est de plein droit assujettie à la TVA
; de même, si votre SCI participe aux résultats de son locataire.
En revanche, votre SCI ne peut faire l'objet d'une option si elle donne
en location des locaux d'habitation, même meublés. Cependant,
les locations meublées avec prestations de services para-hôtelières,
effectuées par votre SCI inscrite au registre du commerce sont aussi
assujetties à la TVA.
2- Les conditions de l'option
Votre SCI peut opter pour l'assujettissement à la TVA s'il s'agit
:
- de locations de biens nus,
- à usage professionnel,
- utilisées pour les besoins de l'activité d'un preneur assujetti
à la TVA ou d'un preneur non assujetti, à condition dans
ce dernier cas que le bail mentionne expressément l'option de la
SCI-bailleur.
C'est la SCI propriétaire qui décide si elle opte ou non à
l'assujettissement à la TVA , option qui se manifeste par une lettre
adressée au service des impôts. La mention de l'assujettissement
des loyers à la TVA figurant dans le bail ne vaut pas option.
En revanche, l'Etat ou les collectivités locales (sauf pour leurs
services à caractère commercial), sont en dehors du domaine
de la TVA et n'y sont donc pas assujettis. Le bail conclu avec un non-assujetti
à la TVA nécessitera donc à la fois une option expresse
du bailleur mais également une mention spécifique dans le
bail. Ce qui aboutit en fait à rechercher l'accord du locataire.
3- Les modalités d'exercice de l'option
L'option prend effet au 1er jour du mois au cours duquel elle est formulée.
Elle se termine au 31 décembre de la 9ème année qui
suit. Elle est toutefois prolongée d'office pour 10 ans si un remboursement
de TVA a été obtenu.
Attention : les immeubles d'habitation qui se trouveraient dans le même
ensemble immobilier et pour lesquels l'option n'est pas possible ne sont
pas concernés par l'option.
L'option doit être accompagnée d'une copie du contrat de bail.
Elle continue à produire ses effets en cas de changement de locataire
sous réserve, si le nouveau locataire est un preneur non assujetti,
de la nécessité de la mention de l'assujettissement à
la TVA dans le nouveau bail.
4- Les avantages de l'option
Traditionnellement, l'option pour l'assujettissement à la TVA est
préconisée afin de pouvoir récupérer la TVA
sur les travaux s'il s'agit d'immeubles anciens ou sur le prix d'acquisition
s'il s'agit d'immeubles neufs.
Cette récupération se traduit dans les faits par un remboursement
de la TVA qui constitue un avantage de trésorerie.
Mais attention au fait que cette option accompagnée d'un remboursement
de TVA vous oblige à assujettir les loyers à la TVA pendant
pratiquement 20 ans (option reconduite obligatoirement de 10 ans du fait
du remboursement). Il vous sera difficile par la suite de louer à
un membre d'une profession libérale qui ne récupère
pas la TVA, un médecin par exemple.
• Non-résidents membres d'une SCI établie en
France
Si la société de personnes ou tout groupement assimilé
dont ils sont membres a son siège en France et a la qualité
de résident de France au sens des conventions fiscales conclues
par la France, les associés personnes physiques non résidents
ne peuvent pas être assujettis au prélèvement de 50
% ou du tiers sur les profits réalisés par la société
et résultant respectivement des opérations de marchands de
biens et de lotissements (CGI art. 244 bis) ou de cessions d'immeubles,
de droits immobiliers et de titres de sociétés à prépondérance
immobilière (CGI art. 244 bis A).
Dans cette situation, c'est la société de personnes ou le
groupement qui réalise les profits ou les plus-values et les associés
sont alors imposables dans les conditions de droit commun, à l'IR
ou à l'IS, à raison de la quote-part des résultats
de la société ou du groupement correspondant à leurs
droits.
•
Un mineur est membre à part entière d’une SCI.
Bien qu'il ne dispose pas de la capacité juridique, un mineur non
émancipé peut, en principe, devenir membre d'une SCI. Il
doit
être représenté par la personne qui gère ses
intérêts : soit son tuteur, soit son administrateur légal.
Administration légale.
Elle est exercée conjointement par les deux parents de l'enfant,
dans la mesure où ils sont l'un et l'autre titulaires de l'autorité
parentale (cas le plus fréquent). L'entrée du mineur dans
la société doit évidemment être autorisée
par ses deux parents. Certains conseillent, vu les risques encourus, de
solliciter en outre l'autorisation du juge des tutelles. Mais la loi ne
l'impose pas, sauf si l'apport du mineur porte sur un bien immobilier.
Quoi qu'il en soit, la Cour de cassation considère que la capacité
d'une SCI à s'engager (par exemple, par un emprunt) ne dépend
pas de la capacité des associés (cass. civ. 1re ch., 14 juin
2000, n° 1083-P).
Tutelle.
Elle s'ouvre lorsque l'enfant n'a plus ses parents. Le tuteur désigné
doit être autorisé par le conseil de famille pour conclure
le contrat de société au nom du mineur.MINEUR GÉRANT
Sauf lorsqu'il a été émancipé, et bien qu'aucun
texte ne l'interdise, un mineur ne peut pas être gérant d’une
SCI. Toutefois, il peut être associé majoritaire.
Décision des juges.
Dans l'affaire qui a donné lieu à une décision de
la Cour de cassation (associés (cass. civ. 1re ch., 14 juin 2000,
n°
1083-P), une SCI avait emprunté la somme de 1.219.592 euros (huit
millions de francs) pour financer l'acquisition et les travaux de rénovation
d'un immeuble. La banque créancière avait demandé le
remboursement du prêt, et poursuivi la vente de l'immeuble sur saisie
immobilière. La SCI pensait pouvoir obtenir la nullité du
prêt, parce qu'à l'époque de sa conclusion le principal
associé était encore mineur, et qu'une autorisation préalable
du juge aurait été de ce fait nécessaire.
La cour d'appel de Versailles, suivie par la Cour de cassation, a rejeté
cette argumentation, en considérant que l'emprunteur était,
non pas l'associé majoritaire (mineur), mais la SCI elle-même,
personnalité distincte de celle des associés.
Clause limitative de responsabilité.
Les statuts peuvent limiter la responsabilité d'un mineur au montant
de ses apports. Mais pour être vraiment protectrice, cette clause
doit être accompagnée d'une renonciation des créanciers
(une banque en cas de prêt, par exemple) au droit de poursuivre les
associés mineurs. Une renonciation qui risque d'être difficile
à obtenir.Comment est imposée une société civile
immobilière qui met en location des logements meublés ?
Les sociétés civiles immobilières de location, dont
l'objet est la gestion d'un patrimoine immobilier louant des logements
meublés, relèvent de l'impôt sur les sociétés
pour l'ensemble de leurs résultats, dès lors que les profits
retirés d'une telle location présentent le caractère
de bénéfices industriels et commerciaux.
Sachez que, par tolérance administrative, les sociétés
civiles ne sont pas soumises à l'impôt sur les sociétés
lorsque le montant hors taxes de leurs recettes de nature commerciale n'excède
pas 10% du montant de leurs recettes totales hors taxes.
Pour mémoire : les SCI qui louent des logements nus sont taxées,
en règle générale, suivant les règles prévues
pour les revenus fonciers et imposées entre les mains des associés
dans cette catégorie de revenus (sauf option pour l'imposition à
l'impôt sur les sociétés).
• Associer
un mineur dans une S.C.I…
Il peut être judicieux d'associer un mineur dans une Société
Civile Immobilière. Quelles sont les modalités et comment
gérer sa responsabilité lorsque cette SCI est endettée
?
Rappelons ainsi que les associés d'une SCI sont responsables des
dettes de la société sans limitation au prorata de leurs
apports respectifs.
Comment associer un mineur ?
En général, trois cas se présentent :
* Apport d'un immeuble lui appartiennant.
Cet acte de disposition nécessitera, outre l'accord des parents,
l'autorisation du juge des tutelles.
* Apport en numéraire.
Seule l'autorisation des parents est nécessaire.
* Par succession ou par donation.
Seule l'autorisation des parents est nécessaire dans la plupart
des cas.
Que faire si la SCI contracte un emprunt
?
Il n'est pas nécessaire de solliciter une autorisation du juge des
tutelles. Pour mieux protéger le mineur il est tout à fait
possible d'aménager les statuts de la SCI.
On peut par exemple, prévoir une clause statutaire limitant la responsabilité
du mineur associé au montant de son apport, le passif excédentaire
étant réputé à la charge des autres associés
majeurs. En cas de dette bancaire il sera indispensable d’obtenir la
renonciation de poursuivre le mineur associé, de la part de la banque.
•
Régime micro-foncier accessible pour les SCI non soumises à
l'impôt sur les sociétés (I.S).
Nouveau texte adopté deepuis
par la loi de finances 2004. Infos
ICI
• Déductibilité
des charges et amortissements.
Quand la S.C.I est soumise à l'Impôt sur les sociétés
(I.S), elle peut déduire toutes les charges de la propriété
de ses résultats, et pratiquer en plus, un amortissement sur son actif
immobilier, alors que le régime des revenus fonciers ne bénéficie
plus que d'un abattement forfaitaire de 14 %. Les frais de la propriété
(déductibles de l'I.S) sont ceux engagés par la société.
Exemple : les frais de notaire lors de l'acquisition, les honoraires et commission
d'agence pour la gestion, l'assurance de l'immeuble, frais de gérance,
provisions pour charge à venir, etc...
Quant à la gestion comptable, en cas d'imposition à l'I.S,
la SCI doit obligatoirement tenir une comptabilité. En revanche, si
l'on ne fait pas le choix de cette imposition (revenus fonciers), aucun texte
ne prescrit la tenue d'une comptabilité, ce qui ne veut pas dire qu'il
ne faut pas en établir une. Mais vous n'aurez pas à en rendre
compte à l'administration...
Autres sites d'infos :
http://www.gerantdesci.com
http://www.statutsdesci.com
http://www.sci-societecivileimmobiliere-variable.com